Référence bibliographique:
Eloso Muntsiku, C. (2026). Réponses communautaires à la déforestation : entre résilience et recomposition sociale.. Le Carrefour Congolais, 11(1), 235-252
De nos jours les questions environnementales occupent une place centrale dans les débats et les recherches scientifiques au niveau international, étant donné que, l’éloquence des conséquences et les crises perpétrées par la mauvaise gestion des ressources naturelles et de la biodiversité ne laissent plus aucun domaine, ni aucun scientifique ou décideur indifférent (Scherer et al., 2020)
Dans cette perspective, plusieurs dispositions partant du sommet de Stockholm en 1972, à la conférence des parties (COP 30) à Belém au Brésil sont prises, témoignant année après année la pertinence de cette question dans l’actualité mondiale.
Ces événements visent à aborder les problèmes environnementaux auxquels le monde est exposé et en appelle à une prise de conscience et de participation particulière de chaque pays, incluant différents acteurs, dont les décideurs, les acteurs de la société civile, ainsi que les communautés locales afin de mener des actions à impact réel et efficace.
Toutefois, en dépit de ces efforts, force est de constater que la perte des couverts forestiers et de la biodiversité est toujours remarquable. Les analyses satellitaires ont montré qu’en 2023, la planète a perdu 3,7 millions d’hectares des forêts tropicales primaires, des zones servant au stockage de carbone et à la conservation de la biodiversité (Hansen et al., 2013).
Pourtant, cette situation entre directement en opposition aux objectifs mondiaux d’ici 2030, plus particulière celui en rapport avec la déforestation « zéro déforestation » (UK Government, 2021).
Ces statistiques aussi générales qu’elles soient, alertent sur le déséquilibre des rapports homme-nature vécues dans différentes sociétés. La République démocratique du Congo, malgré ses ressources naturelles et sa biodiversité, n’est pas épargnée par ce problème de déforestation, tant en milieu rural qu’en milieu urbain, avec toutes les conséquences énumérées plus haut, d’où l’intérêt de cette étude.
Nowadays, environmental issues occupy a central place in international debates and scientific research, given that the magnitude of the consequences and the crises perpetuated by the poor management of natural resources and biodiversity no longer leave any field, scientist, or decision-maker indifferent.
In this perspective, several measures have been taken, from the Stockholm Summit in 1972 to the Conference of the Parties (COP 30) in Belém, Brazil, demonstrating year after year the relevance of this issue in global current affairs.
These events aim to address the environmental problems to which the world is exposed and call for particular awareness and participation from each country, involving various actors, including policymakers, civil society actors, as well as local communities, in order to carry out actions with real and effective impact.
However, despite these efforts, it must be acknowledged that the loss of forest cover and biodiversity remains significant. Satellite analyses have shown that in 2023, the planet lost 3.7 million hectares of primary tropical forests, areas that serve for carbon storage and biodiversity conservation. Yet, this situation stands in direct opposition to global objectives set for 2030, particularly the one related to “zero deforestation.”
These statistics, as general as they may be, warn of the imbalance in human–nature relationships experienced in different societies. The Democratic Republic of Congo, despite its natural resources and biodiversity, is not spared from this problem of deforestation, both in rural and urban areas, with all the consequences mentioned above, hence the relevance of this study.